Remplir ce modèle, étape par étape
- Indiquez le projet, le sprint ou le jalon concerné dans chaque ligne.
- Facturez le développement au jour ou à l’heure, ou au forfait par livrable.
- Ajoutez la maintenance récurrente sur une ligne séparée, avec le mois couvert.
- Refacturez l’hébergement, les licences et les noms de domaine à part.
- Choisissez TVA 20 % ou « Pas de taxe » selon votre régime, puis téléchargez le PDF.
Jours, forfait ou maintenance récurrente
Un développeur web jongle souvent avec plusieurs modèles. En régie, vous facturez les jours réalisés à votre TJM : la quantité est le nombre de jours, 0,5 pour une demi-journée. Au forfait, découpez le projet en jalons (« Jalon 2 sur 3 : maquettes intégrées ») et facturez chacun à sa livraison, ce qui lisse votre trésorerie. La maintenance — mises à jour, sauvegardes, corrections mineures — se facture idéalement au mois, sur une ligne fixe.
Gardez l’hébergement, les licences de plugins et les noms de domaine sur des lignes distinctes : le client comprend mieux ce qu’il paie, et vous évitez les débats lors du renouvellement. Mentionnez dans les notes la date de recette ou de mise en production, qui sert souvent de déclencheur au paiement. Le client vous a remis un bon de commande ? Reportez son numéro dans le champ référence.
TVA : franchise en base ou 20 %
Beaucoup de développeurs démarrent en micro-entreprise sous le régime de la franchise en base : pas de TVA facturée, et la mention obligatoire « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » sur chaque facture. Vérifiez le seuil en vigueur pour les prestations de services, car il a évolué récemment. Au-delà, vous facturez la TVA à 20 %, le taux normal pour les prestations informatiques, et votre numéro de TVA intracommunautaire doit apparaître sur vos factures.
Pour un client professionnel établi dans un autre pays de l’UE, comme une agence belge, la prestation est en principe taxable dans le pays du client : vous facturez hors taxe avec la mention « Autoliquidation » et les numéros de TVA des deux parties. Pour un client hors UE, la TVA française ne s’applique généralement pas non plus. En cas de doute, faites valider votre cas par un comptable.
Mentions obligatoires et facture électronique
En France, toute facture entre professionnels doit comporter : la date d’émission, un numéro unique issu d’une séquence chronologique et continue, l’identité du vendeur (nom ou dénomination, adresse, SIREN ou SIRET, numéro de TVA intracommunautaire s’il existe), l’identité et l’adresse du client, la date de la prestation, la désignation précise de chaque ligne, le prix unitaire hors taxe, le taux et le montant de TVA, le total HT et TTC, la date d’échéance, le taux des pénalités de retard et l’indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement. Un entrepreneur individuel doit aussi faire figurer la mention « EI » ou « Entrepreneur individuel » à côté de son nom.
Vous savez mieux que personne ce qu’est un format structuré : avec la réforme, vos factures à des entreprises françaises devront transiter par une plateforme agréée, à partir de septembre 2027 pour les petites structures. Voir notre page facturation électronique, et notre modèle de facture consultant pour les missions en régie longue.