Remplir ce modèle, étape par étape
- Décrivez la séance : type de prise de vue, date et durée.
- Facturez la retouche à l’image ou au forfait sur une ligne séparée.
- Détaillez la cession de droits : supports, territoire et durée.
- Ajoutez vos frais de déplacement et déduisez l’acompte dans « Montant payé ».
- Vérifiez la TVA, ajoutez votre IBAN et téléchargez le PDF.
Prestation et droits d’auteur : deux lignes distinctes
Un photographe vend souvent deux choses différentes : une prestation technique (la séance, la retouche, la livraison des fichiers) et une cession de droits d’exploitation sur les images. Les séparer sur la facture est une bonne pratique : le client voit ce qu’il paie, et l’étendue des droits est écrite noir sur blanc. Pour la cession, précisez les supports (web, presse, affichage), le territoire et la durée. Tout usage non mentionné reste en principe soumis à votre accord.
Selon votre statut (artiste-auteur ou entreprise commerciale) et la nature de vos ventes, le régime fiscal et social diffère, et certaines opérations peuvent relever d’un taux de TVA réduit. Ce modèle applique 20 %, le taux courant pour les prestations aux entreprises : vérifiez votre situation avec votre comptable ou votre organisme si vous vendez des tirages d’art ou relevez du régime des artistes-auteurs.
Acomptes, annulations et délais de paiement
Pour un mariage ou un événement, l’acompte à la réservation est la norme : il bloque la date et vous protège en cas d’annulation tardive. Émettez une facture d’acompte au moment du versement, puis une facture finale qui déduit la somme déjà payée — saisissez-la dans « Montant payé » pour faire apparaître le solde. Rappelez dans les conditions ce qui se passe en cas d’annulation, conformément à votre contrat.
Avec les clients professionnels, indiquez la date d’échéance, le taux des pénalités de retard et l’indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement ; ces mentions sont obligatoires. Conditionner la cession des droits au paiement intégral est aussi un levier efficace pour être payé à temps. Avec les particuliers, l’indemnité forfaitaire ne s’applique pas, mais un échéancier clair évite bien des relances.
Les mentions obligatoires pour un photographe
En France, toute facture entre professionnels doit comporter : la date d’émission, un numéro unique issu d’une séquence chronologique et continue, l’identité du vendeur (nom ou dénomination, adresse, SIREN ou SIRET, numéro de TVA intracommunautaire s’il existe), l’identité et l’adresse du client, la date de la prestation, la désignation précise de chaque ligne, le prix unitaire hors taxe, le taux et le montant de TVA, le total HT et TTC, la date d’échéance, le taux des pénalités de retard et l’indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement. Un entrepreneur individuel doit aussi faire figurer la mention « EI » ou « Entrepreneur individuel » à côté de son nom.
Micro-entrepreneur en franchise en base ? Choisissez « Pas de taxe » et ajoutez « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » dans les notes, comme sur notre modèle de facture freelance. Pour un rendu soigné qui correspond à votre univers visuel, ajoutez votre logo et testez nos styles de facture.